Calculateur de risque VIH
Langue: Français

Confidentiel · Gratuit · Données des CDC et de l’ONUSIDA

Une exposition possible vous inquiète ? Obtenez une estimation lucide.

Décrivez ce qui s’est passé pour voir la probabilité estimée de transmission du VIH, ce qui l’influence et à partir de quand, précisément, chaque test peut vous donner une réponse. Rien de ce que vous saisissez ne quitte votre appareil.

Les personnes concernées

Nous parlons d’anatomie plutôt que de genre, car c’est elle qui détermine les expositions possibles.

Votre corps
Le corps de l’autre personne

Ce qui s’est passé

Sert au délai du TPE et aux fenêtres des tests

Contact sexuel

Choisissez les deux corps ci-dessus pour voir les options.

Sang ou aiguilles
Autre contact

Statut sérologique de l’autre personne

Pour une exposition à une aiguille ou à du sang, il s’agit de la personne dont provient le sang.

L’autre personne a-t-elle le VIH ?

Médicaments de prévention du VIH

Résultats de tests VIH

Facultatif. Ajoutez les tests faits depuis l’exposition pour affiner l’estimation.

Prévalence : estimations de l’ONUSIDA, via l’indicateur SH.DYN.AIDS.ZS de la Banque mondiale (adultes de 15 à 49 ans).

Comment ça marche

Trois chiffres, multipliés entre eux

  1. Le risque par acte. La fréquence à laquelle un seul acte transmet le VIH quand l’autre personne vit avec le VIH et ne suit pas de traitement efficace. Ces chiffres sont des estimations des CDC.
  2. La probabilité que l’autre personne ait le VIH. 100 % si vous savez qu’elle vit avec le VIH. Sinon, la fréquence du VIH là d’où elle vient, ajustée selon son sexe, sa communauté, les groupes plus touchés et la part de personnes sous traitement.
  3. Ce qui modifie la probabilité. Préservatif, PrEP, TPE, charge virale, IST, expositions répétées et tests négatifs faits depuis.

Tous les détails, y compris chaque chiffre et chaque hypothèse, figurent sur la page Méthodologie.

Thèmes

Réponses à des questions précises

  • Le préservatif a craqué ? Votre risque de VIH et que faire

    Si le préservatif s’est rompu, a glissé ou s’est retiré, considérez ce rapport comme un rapport sans préservatif. Le risque lié à un seul rapport est généralement faible, mais si votre partenaire a le VIH ou si vous ne connaissez pas son statut, un traitement post-exposition (TPE, ou PEP) commencé dans les 72 heures peut empêcher une infection.

  • Peut-on attraper le VIH après un seul rapport ?

    Oui, il est possible de contracter le VIH après une seule exposition, mais c’est peu probable. Même quand le partenaire a le VIH et ne suit pas de traitement, la plupart des rapports uniques ne le transmettent pas, et avec un partenaire dont vous ne connaissez pas le statut, la probabilité est encore bien plus faible.

  • Le risque de VIH lors du sexe oral

    Le risque de contracter le VIH lors du sexe oral est très faible. Selon les CDC, le risque est faible, voire nul, mais une éjaculation dans la bouche en présence d’aphtes, de gencives qui saignent ou de plaies génitales peut l’augmenter.

  • Le risque de VIH lors d’un rapport anal

    Le rapport anal réceptif (être passif) est le type de rapport sexuel qui comporte le plus de risque de VIH. Le rapport anal insertif (être actif) en comporte beaucoup moins. Le préservatif, la prophylaxie pré-exposition (PrEP) et une charge virale indétectable chez votre partenaire font chacun nettement baisser le risque, jusqu’à zéro dans ce dernier cas.

  • Risque de VIH lors d’un rapport vaginal

    Le risque de VIH lors d’un rapport vaginal est faible, même avec une personne qui a le VIH et ne suit pas de traitement, et beaucoup plus faible avec une personne dont vous ne connaissez pas le statut sérologique. Pour les femmes, partenaires réceptives, le risque par acte est plus élevé que pour les hommes.

  • Risque de VIH après un rapport avec une personne travailleuse du sexe

    Le risque de VIH lié à un rapport avec une personne travailleuse du sexe est généralement faible, et très faible si un préservatif a été utilisé et est resté en place. Il est plus élevé qu’avec d’autres partenaires surtout parce que le VIH est plus fréquent chez les travailleuses et travailleurs du sexe dans de nombreux pays. S’il n’y avait pas de préservatif ou s’il a lâché, pensez au traitement post-exposition (TPE, ou PEP) dans les 72 heures.

  • Le risque de VIH pour les hommes gays et bisexuels

    Les hommes gays, bisexuels et les autres hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes ont un risque de VIH plus élevé que la plupart des groupes, car le VIH est plus fréquent chez leurs partenaires et le rapport anal réceptif comporte le risque par acte le plus élevé. La PrEP, le préservatif et des partenaires sous traitement efficace font nettement baisser ce risque, et un dépistage régulier permet de détecter tôt toute infection.

  • Le risque de VIH après de nombreuses expositions

    Le risque de VIH s’accumule à chaque exposition, mais pas par simple multiplication. Avec un seul partenaire stable, tout dépend de savoir si cette personne a le VIH ; avec des partenaires différents, chaque nouveau partenaire est une nouvelle occasion de transmission, si bien que le risque continue d’augmenter.

  • Test VIH : quelle fiabilité, semaine par semaine, après une exposition ?

    Un test VIH négatif est d’autant plus fiable que vous attendez longtemps après l’exposition. Aucun test ne peut détecter le VIH la première semaine. Un test NAT (recherche de l’ARN du virus) est définitif à partir du jour 33, un test antigène/anticorps en laboratoire à partir du jour 45, et les tests rapides et autotests à partir du jour 90.

  • Qu’est-ce que la fenêtre sérologique du VIH ?

    La fenêtre sérologique (ou période fenêtre) est le délai entre l’infection par le VIH et le moment où un test peut détecter le virus. Elle dépend du test : 10 à 33 jours pour un test NAT, 18 à 45 jours pour un test antigène/anticorps en laboratoire, 18 à 90 jours pour un test rapide antigène/anticorps (piqûre au bout du doigt), et 23 à 90 jours pour les tests anticorps, dont la plupart des autotests.

  • Premiers symptômes du VIH : la chronologie, et pourquoi ils ne disent pas si vous avez le VIH

    Certaines personnes ont, pendant une courte période, des symptômes proches de ceux de la grippe 2 à 4 semaines après avoir contracté le VIH, mais beaucoup n’ont aucun symptôme, et ces mêmes symptômes ont bien d’autres causes. Les symptômes ne permettent pas de savoir si vous avez le VIH. Seul un test le peut.

  • Autotests VIH : comment ils fonctionnent et quelle est leur fiabilité

    La plupart des autotests VIH sont des tests anticorps réalisés sur un prélèvement buccal ou sur une goutte de sang prélevée au bout du doigt, avec un résultat en 20 minutes environ. Un résultat négatif n’est définitif qu’à partir de 90 jours après l’exposition, et un résultat positif doit toujours être suivi d’un autre test dans un centre de santé.

  • Test VIH positif ou réactif : ce qui se passe ensuite

    Un résultat réactif ou positif à un test rapide ou à un autotest n’est pas un diagnostic définitif tant qu’il n’a pas été confirmé par un test en laboratoire. Si le VIH est confirmé, commencer un traitement le plus tôt possible vous permet de vivre longtemps et en bonne santé. Tant que votre charge virale reste indétectable, vous ne transmettez pas le VIH par voie sexuelle.

  • Anxiété liée au VIH : faire face à l’inquiétude après une exposition possible

    L’inquiétude après une exposition possible au VIH est fréquente, et pour la plupart des expositions, la probabilité réelle de contracter le VIH est faible. Pour s’en sortir, il faut un plan : vérifier votre risque réel, demander un traitement post-exposition (TPE, ou PEP) si l’exposition date de moins de 72 heures, et faire un test une fois sa fenêtre sérologique terminée.

  • VIH et autres IST : comment elles augmentent le risque, et pourquoi se faire dépister pour les deux

    Avoir une autre infection sexuellement transmissible (IST), comme la syphilis, l’herpès, la gonorrhée ou la chlamydia, peut rendre le VIH plus facile à contracter et à transmettre. Le calculateur double à peu près le risque lorsque l’un ou l’autre partenaire a une IST : faites-vous dépister pour les deux, et faites soigner toute IST.

  • I=I : indétectable = intransmissible

    Une personne vivant avec le VIH qui suit un traitement et dont la charge virale reste indétectable (moins de 200 copies par millilitre de sang) ne transmet pas le VIH à ses partenaires sexuels. C’est le principe indétectable = intransmissible (I=I).

  • Comment obtenir un TPE dans les 72 heures

    Rendez-vous dès que possible aux urgences, dans un centre de soins sans rendez-vous, dans un centre de santé sexuelle ou chez votre médecin, et dites que vous avez besoin d’un traitement post-exposition (TPE, ou PEP) après une exposition possible au VIH. Le TPE doit commencer dans les 72 heures, et plus il commence tôt, plus il est efficace.

  • Plus de 72 heures depuis une exposition possible au VIH ?

    Après 72 heures, le traitement post-exposition (TPE, ou PEP) n’est plus recommandé, car les données ne suffisent pas à montrer qu’il fonctionne encore. Ce qui aide maintenant : faire des tests aux bons moments, savoir quels symptômes doivent vous faire réagir et prévoir une protection pour l’avenir.

  • Risque de VIH sous PrEP : quel est votre niveau de protection ?

    Si vous prenez la prophylaxie pré-exposition (PrEP) comme prescrit, votre risque de contracter le VIH lors de rapports sexuels est très faible. La protection diminue quand des doses sont oubliées, met du temps à s’installer au début et ne s’étend pas aux autres infections sexuellement transmissibles (IST).

  • Circoncision et VIH : quel niveau de protection ?

    La circoncision protège en partie les hommes contre le VIH lors des rapports vaginaux, mais elle ne protège pas totalement. Elle ne protège pas les partenaires des hommes qui ont déjà le VIH, et pour les rapports entre hommes, les données ne permettent pas de conclure.

  • Exposition au VIH pendant la grossesse ou après l’accouchement

    Pendant la grossesse et dans les mois qui suivent l’accouchement, le VIH se transmet plus facilement lors des rapports vaginaux : mieux vaut donc agir vite après une exposition possible. La grossesse et l’allaitement ne sont pas des raisons d’éviter le traitement post-exposition (TPE, ou PEP), qui doit commencer dans les 72 heures.

  • Après une agression sexuelle : VIH, TPE et soins

    Si vous avez subi une agression sexuelle au cours des 72 dernières heures, essayez d’obtenir des soins médicaux dès que possible. Le traitement post-exposition (TPE, ou PEP) peut réduire le risque de VIH, et la même consultation peut inclure une contraception d’urgence et des soins pour d’autres infections. Ce qui s’est passé n’est pas votre faute.

  • Comment le VIH ne se transmet pas : contacts du quotidien et idées reçues

    Le VIH ne se transmet pas lors des contacts du quotidien. On ne le contracte pas par un câlin, une poignée de main, un baiser bouche fermée, la salive, la sueur, les larmes, le partage de nourriture ou de boissons, les sièges de toilettes ou les piqûres d’insectes, car aucun de ces contacts ne permet au virus d’atteindre la circulation sanguine.

  • Peut-on attraper le VIH en s’embrassant ? Salive, morsures et crachats

    Non, on ne contracte pas le VIH en s’embrassant. Le VIH ne se transmet pas par la salive : un baiser bouche fermée ne présente aucun risque, et le baiser profond n’a été associé au VIH que dans de très rares cas où les deux personnes avaient des gencives qui saignaient ou des plaies ouvertes.

  • Piqûre accidentelle : risque de VIH et que faire

    Le risque de VIH après une seule piqûre accidentelle est faible, même si l’aiguille a été utilisée sur une personne qui a le VIH, ce qui n’est pas le cas de la plupart des aiguilles. Lavez la plaie à l’eau et au savon, signalez l’incident et demandez un avis médical le jour même, car le traitement post-exposition (TPE, ou PEP) doit commencer dans les 72 heures.

  • Risque de VIH lié au partage de seringues et de matériel d’injection

    Partager une seringue avec une personne qui a le VIH comporte plus de risque que n’importe quel rapport sexuel, sauf le rapport anal réceptif, car son sang passe directement dans votre circulation sanguine. Utiliser du matériel stérile à chaque fois évite ce risque, et la prophylaxie pré-exposition (PrEP) et le traitement post-exposition (TPE, ou PEP) apportent une protection supplémentaire.

  • Sang dans les yeux, la bouche ou sur une plaie : risque de VIH et premiers secours

    Du sang sur une peau intacte ne présente aucun risque de VIH. Une projection de sang dans les yeux, la bouche ou sur une plaie récente comporte un très faible risque, même si le sang vient d’une personne qui a le VIH. Rincez, et si la personne peut avoir le VIH et que l’exposition date de moins de 72 heures, demandez un avis médical sur le traitement post-exposition (TPE, ou PEP).

  • Combien de temps le VIH survit-il hors du corps ?

    Pas longtemps. Le VIH ne survit pas longtemps hors du corps humain, par exemple sur les surfaces, et il ne peut pas se reproduire en dehors d’une personne. Toucher une surface ou du sang séché ne peut pas vous transmettre le VIH. La seule vraie exception est le sang resté dans une seringue usagée, où le VIH peut rester vivant pendant des semaines.

  • Tatouage, piercing : peut-on attraper le VIH ? Et avec un rasoir ou une brosse à dents ?

    Aucun cas de transmission du VIH par un tatouage ou un piercing n’est connu. C’est possible en théorie, mais seulement si le matériel ou l’encre contient du sang d’une personne qui a le VIH. Un studio qui utilise des aiguilles neuves et stériles et de l’encre neuve pour chaque personne supprime ce risque.

  • Prévalence du VIH par pays : sa fréquence et ce qu’elle signifie pour vous

    Dans la plupart des pays, le VIH est peu fréquent chez les adultes, et même dans les pays où il est le plus fréquent, la plupart des gens ne l’ont pas. Avec un partenaire de statut inconnu, votre risque pour un rapport correspond à la probabilité que cette personne ait le VIH multipliée par le risque par acte : il est donc généralement bien plus faible qu’on ne le craint.